Une MLC est une monnaie complémentaire à l’euro et non une alternative. Elle s’ajoute mais ne se substitue pas.  Elle est locale car destinée à des échanges dans une zone géographique restreinte.

 

Vous connaissez peut-être…

Le bitcoin (très mauvais exemple !)

Mais peut-être aussi…Le Sol Violette (Toulouse), La SoNantes (Nantes), l’Eusko (pays basque) etc. une trentaine en France aujourd’hui et beaucoup en gestation.

Et le WIR en Suisse (80 ans), le Sardex en Sardaigne, le Chiemgauer en Allemagne, le Bristol pound en Angleterre, etc.

Une MLC n’est qu’un outil pour les échanges, n’a aucune valeur intrinsèque mais de grandes potentialités économiques, sociales et environnementales.

Petite histoire pour illustrer :

Nous sommes dans une petite ville. Une jeune femme venue participer à un séminaire arrive un vendredi matin. Pas certaine de pouvoir repartir le soir même, elle réserve une chambre pour la nuit à l‘Hôtel et elle laisse en acompte un billet de 100 €, tout neuf. Puis elle se rend à son séminaire.  Le pâtissier qui vient livrer des viennoiseries dit au patron de l‘hôtel : « Cela fait 100 €».  Le patron lui donne le billet. Comme cette scène se reproduit cinq autres fois, car le pâtissier règle aussi 100 € au minotier… qui règle autant au garagiste… lui-même réglant cette somme au boucher… qui avait à régler 100 € à un représentant… lequel doit à son tour acquitter sa chambre à l’Hôtel pour 100€. Il redonne donc le billet au patron de l’hôtel.

Ce vendredi soir la jeune femme annonce que finalement elle n’aura pas besoin de la chambre d’hôtel. L’hôtelier lui rend donc un billet de 100 Euros. Elle le regarde de près. Elle le tient vers la lumière. « C’est mon billet de ce matin !». Elle sort son briquet et le brûle. «C‘était un faux billet », dit-elle en souriant, se tourne et s‘en va.

 

Morale : cette « fausse » monnaie de 100 euros a permis de réaliser de nombreux échanges (au moins 6, soit un chiffre d’affaires total de 600 euros). Sa qualité de « fausse » monnaie ne lui permet pas de sortir du circuit local (pas d’épargne possible ou de spéculation), donc elle va continuer à circuler tant que chacun aura confiance en elle et ne la détruira pas.

Ainsi la monnaie, ici simple papier n’ayant de valeur que pour la confiance que les individus ont bien voulue bien lui accorder, permet de multiplier les transactions et de satisfaire les besoins de chacun.

Certes l’euro remplit cette fonction MAIS

Il fuit, il rejoint des marchés financiers dans une logique spéculative bien souvent aujourd’hui…95 % des euros s’enfuient ainsi. Il ne sert donc pas la sphère de la production et des échanges économiques. Il ne profite donc que très peu à tous.

Une monnaie locale complémentaire agit comme la « fausse » monnaie de notre histoire dans une parfaite légalité (loi relative à l’Economie Sociale et Solidaire du 31 juillet 2014). Elle n’est ni thésaurisable, ni spéculative, elle est un intermédiaire des échanges et une unité de compte pour des échanges et encore des échanges. Elle tourne, elle circule, en circuit court et fermé, sur un territoire délimité et s’avère donc particulièrement efficace pour remplir les missions que lui sont définies sur ce territoire et pour le réseau. Elle est captive de celui-ci et offre de grandes potentialités aussi bien économiques que sociales et environnementales pour peu que chacun d’entre nous y croit. Elle réconcilie ces domaines car elle est prisonnière de ce que nous décidons d’en faire et elle ne décide plus pour nous, nous décidons pour nous avec cet outil !

Elle permet donc de :

  • Favoriser les liens socioprofessionnels.
  • Localiser les échanges sur un territoire
  • Dynamiser les échanges

Une MLC renforce donc nos liens, l’économie territoriale, notre autonomie.

 

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La Monnaie Locale Complémentaire

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